Tirée de l’ouvrage de Philippe Besson, la lecture de ce texte sur le harcèlement nous met face à des questions existentielles sur la nature humaine et sa complexité mais aussi sur la production du monde qui est le nôtre. Lors d’une cérémonie en hommage à leur fils Hugo, qui s’est donné la mort à 14 ans, Juliette et Vincent progressent avec la marche blanche à travers les rues de Saint-Nazaire. Entre souvenirs joyeux de son fils et interrogations sur la bêtise et la cruauté de deux gamins, la lâcheté des uns ou les responsabilités de l’institution scolaire, Vincent cherche à dénouer l’incompréhensible.
Un itinéraire intérieur douloureux marqué aussi par la culpabilité : comment ne pas avoir vu ou perçu le désespoir de leur fils ? Demeure l’impérieuse nécessité de trouver les moyens de vivre ce deuil tout en restant debout pour leur fils cadet, Enzo.
texte Philippe Besson
mise en scène et avec Mathieu Touzé, seul en scène
Théâtre 14
24.11.2026 > 28.11.2026
Durée : 1 h 20
Alors que le harcèlement scolaire continue de défrayer l’actualité avec son cortège d’horreurs pouvant conduire au drame ultime, le texte – réquisitoire en explore les différents ressorts.

3 Comments
Un seul en scène sur la perte d’un enfant, sur l’horreur du harcèlement scolaire quand on n’a pas su le déceler. Il y a la douleur des parents et cette culpabilité de ne pas avoir compris, d’avoir minimisé. J’ai pleuré et pensé très fort à d’autres fois où je n’avais pas su. Un jeu d’acteur tellement juste.
Vive le théâtre 14 !
Un moment super émouvant. La description malheureusement de faits qui se sont produits dans la vraie vie et qui révoltent et mettent en cause notre société intolérante et violente, chez des jeunes que nous sommes censés avoir éduqués.
Nous sommes sortis dévastés de ce seul en scène…
Quel événement est plus tragique pour un couple que de perdre son jeune enfant ?
– que cet enfant se soit donné la mort sous le toit familial ?
– dans sa chambre ?
– que vous le père ou la mère n’ayez pas su déceler la gravité de ces harcèlements scolaires continus ?
Merci à l’auteur de nous avoir si bien fait partager cette détresse si actuelle et au comédien si talentueux au point d’imaginer que c’était sa propre histoire.