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Moby Dick

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Reprise !

Après nous avoir enchanté·es avec son univers si singulier la saison dernière (Une maison de poupée, Dracula), la marionnettiste virtuose Yngvild Aspeli revient avec son adaptation spectaculaire du roman d’Herman Melville, Moby Dick.

Dès les premières images, le plateau se transforme en un espace mouvant où surgissent vagues, créatures et visions. Sept interprètes donnent vie à une cinquantaine de figures – grandeur nature, lilliputiennes ou gargantuesques – faisant naître une matière scénique dense, traversée d’ombres et de tensions. Au cœur du récit, la quête d’Achab, emporté par son obsession dévorante pour la baleine Moby Dick, entraîne l’équipage dans une traversée sans retour.

Entre marionnettes monumentales, manipulations à vue ou invisibles et projections vidéo, tout concourt à brouiller les frontières entre réel et illusion. Le regard s’évade, fasciné, dans ce théâtre en perpétuelle métamorphose d’une extrême beauté.

Yngvild Aspeli, compagnie Plexus Polaire d’après Herman Melville

Théâtre Silvia Monfort
Parc Georges Brassens
106, rue Brancion
75015 Paris
Grande salle

13.11.2026 > 22.11.2026
Durée 1 h 30

Moby Dick
@ Christophe Raynaud de Lage
Le rêve
Comment dire l’émotion de se retrouver au théâtre Le Monfort, pour ce spectacle initialement programmé au théâtre Mouffetard ?
Sept comédiens-es , une cinquantaine de marionnettes toutes aussi humaines, trois musiciens-es, vidéos, une baleine grandeur nature…
Elles, ils, nous entraînent au cœur des âmes tourmentées d’Achab et sa folie contagieuse, d’Ismaël, le récitant et son spleen, les marins et leurs désirs désespérés.
Il est des scènes qui marquent, bouleversent. Ces hommes en quête d’absolu, se confrontant à un dépassement de soi absurde, auraient pu me paraître ridicules, une ode aux valeurs masculines mais grâce à la magie de la mise en scène, nous avons voyagé dans leurs tourments, tremblé, pleuré avec eux.
La réalité
Après, l’enchantement, les saluts, les applaudissements, retour à la réalité.
En un discours soutenu par ses camarades et applaudi par le public, une comédienne nous rappelle la condition du spectacle vivant et des intermittents et plus généralement de tous les précaires.
La réforme de l’assurance chômage va précipiter tous les précaires, intermittents, saisonniers, qui occupent ces emplois si essentiels à nos vies, dans la pauvreté.

Aimer et soutenir le théâtre et le spectacle vivant, c’est aussi rejoindre ses acteurs dans leur lutte pour nous tous.

Mary et Patrick

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