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Le Silence de Claire Lagrange

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Depuis son arrivée dans un établissement séparé de la ville, derrière une épaisse forêt, Claire Lagrange passe ses journées à peindre à la gouache pour enfant lentement, machinalement. Elle était pourtant bavarde et agitée à son arrivée, elle avait même un projet de thèse.

Aujourd’hui, plus un mot. Elle semble dépossédée d’elle-même.
Jean et Silvia, deux autres pensionnaires l’observent, tentent de la déchiffrer tandis que Madame court d’une pièce à l’autre, débordée par les chiffres, les plannings et une fissure qui s’agrandit.

De l’autre côté de la forêt, la mère de Claire, Madame Lagrange, est perdue. Comment un tel événement a-t-il pu arriver à sa fille ?

La comédienne joue un seul en scène Mêlant théâtre d’objets avec des Playmobils et poésie, Céline Delbecq nous fait ressentir les fissures du monde.

Texte publié aux Éditions Lansman

Nous l’avons vu au théâtre des Doms, théâtre qui représente la Belgique au festival d’Avignon et où la programmation est excellente mais malheureusement rarement reprise à Paris.
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© Alice Piemme / AML

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Dans cette pièce, je voulais mettre au centre de la scène une jeune femme ordinaire qui, soudain, vacille. Je voulais m’étonner de quelque chose qui ne nous étonne plus : l’état fantomatique dans lequel peuvent demeurer celles et ceux qui ont basculé. Les médicaments sont parfois nécessaires pour traverser la crise. Mais une fois la tempête passée, que faisons-nous de ces corps silencieux, silenciés, sans élan ? Claire Lagrange est un personnage fictif. Elle n’existe pas. Mais il existe des milliers de Claire Lagrange autour de nous. Que raconte ce silence ? De son histoire — et de notre monde ?
Céline Delbecq

Coup de cœur Télérama TTT
Spectacle nominé au prix Prix Václav Havel 2026

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