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Victoire

Alain et Lucie, sur les traces d’un auteur…

Michel Tremblay est un grand auteur québécois, voire le plus grand à mon avis, né en 1942, à Montréal.
Il a écrit des dizaines de romans, de pièces de théâtre (Les Belles sœurs par exemple) jouées partout dans le monde, des chroniques. Il est aussi auteur de traductions et de scénarios de films.
« Victoire » est son dernier roman (2020) Il fait partie d’une longue suite de romans commencée par « La grosse dame d’à côté est enceinte « en 1978.
C’est une très vaste chronique des lieux de son enfance dans un quartier populaire, à l’époque, sur ce qu’on appelle « Le Plateau » à Montréal. Sur la rue Fabre plus précisément. Les familles avaient de 5 à 10 enfants dans les années 50 et tout le quartier grouillaient d’enfants. Michel Tremblay a vécu dans ce milieu pauvre et urbain au milieu d’une famille dont les femmes étaient très présentes.
Ses textes sont une création romancée et théâtralisée des relations familiales et amicales de son enfance telles qu’il les a perçues enfant et sues plus tard.
Il avait fait scandale en écrivant en ¨ »Joual » ses premiers romans et ses pièces de théâtres. Le « joual » est la vielle langue des Québécois, dont ceux-ci voulaient se détacher à cette époque pour parler le « français » de la télévision.
« Victoire » est un roman poétique sur une vieille histoire de sa famille, histoire toujours non dite mais sous-entendue et qui le concerne directement puisqu’il s’agit de sa grand-mère paternelle.

Nous sommes allés faire une excursion rue Fabre, sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal, lieu de naissance de Michel Tremblay (né en 1942). Nous avons d’abord photographié le devant du 4690 rue Fabre. C’est ce qu’on appelle un triplex (trois étages). Sa famille habitait le deuxième niveau (là où est la bassine bleue) jusqu’à ce qu’il ait l’âge de neuf ans. Au Canada, on compte les étages à partir du 1 (qui est le rez-de-chaussée). Maison construite autour des années 1920. Chaque logement a sa propre entrée à l’extérieur. Comme c’était pendant la guerre, ils étaient trois familles à loger dans cet appartement de six pièces (ici la cuisine compte pour une pièce).

La photo suivante montre l’arrière actuel des maisons avec les hangars en tôle ou en bois accolés aux appartements, où se trouvaient souvent les escaliers arrière et où il y avait aussi à l’époque le bois de chauffage ou le charbon.

L’arrière des maisons débouche sur une cour, laquelle donne sur une ruelle, un peu comme il en existe en Angleterre. La ruelle avait une fonction purement utilitaire (livraisons, collecte des ordures), mais ici elle servait aussi de terrain de jeu pour les enfants du voisinage. Des ensembles de cordes à linge couraient au-dessus des cours. À l’époque, ces cours et les ruelles n’étaient pas aménagées avec verdure et clôtures. Donc on passait facilement d’une cour à l’autre. Aussi les femmes se parlaient quotidiennement d’un balcon à l’autre tout en pendant leur linge, ou simplement commérer.

Michel Tremblay s’est inspiré de tout cet univers de son enfance pour mettre en scène les premiers personnages des pièces de théâtre d’abord, puis de ses premiers romans.

St-Dominique-Mont-Royal-
Murale à Montréal portant sur le théâtre de Michel Tremblay. On y voit notamment des références aux "Belles sœurs" qui fut sa première pièce et son premier grand succès.

Crédits photos :  Lucie et Alain. Tous droits réservés

One Comment

  1. Marie-Agnès Marie-Agnès

    J’ai bien aimé cet article qui, avec la très belle première de couverture, donne envie de lire le livre…. D’ailleurs je l’ai commandé 😉!

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